Notes prises à l’écoute de la méditation de Xavier le Pichon dans le cadre d'une journée Relais au centre de « La Baume les Aix » en juin 2007
Quelle vie avec Dieu pour une personne avec un handicap
mental ou psychique ?
Quelle signification pour l’Eglise, et pour chacun d’entre nous ?
1. A l’école de Sainte Thérèse, de l’Enfant Jésus
et de la Sainte Face
De l’Enfant Jésus : son besoin absolu de communion, d’être accueillie et
reconnue pour ce qu’elle est. Certitude que ce que je demande à Dieu est accueilli
et va me faire grandir.
De la Sainte Face : sentiment de division, angoisse. Comme Jésus, vivre la
coupure avec les autres, l’isolement, l’abandon. Comme les personnes qui ont vécu
les camps de concentration nazis : peur de l’absence du Père, désunion intérieure.
Le tout-petit ne s’occupe pas de savoir s’il est « aimable », mais demande à sa
manière « est-ce que tu m’aimes ». Comme lui, nous sommes construits dans notre
coeur, notre personne intérieure, par l’Amour, la communion.
Partagés, en conflit avec nous-mêmes, nous apprenons à nous laisser bercer
par la tendresse du Père. Nous avons à demander dans la prière que Dieu nous fasse
comprendre que nous sommes aimés, comme le tout petit dans les bras du Père.
2. A l’écoute des personnes malades psychiques
Les malades psychiques vivent cette expérience de division intérieure, ce conflit
entre désir de communion et incapacité de communion.
L’angoisse, qui ronge et détruit intérieurement, ne doit pas faire oublier que
dans toute personne existe cette capacité théologale d’amour de Dieu, que Dieu a
mise en elle. Toute personne a en elle un espace de liberté, même si elle le vit
comme un espace réduit, où elle peut dire oui ou non.
Le comportement des personnes handicapées peut nous mettre dans des situations
insupportables… Il nous faut alors croire en quelque chose de plus profond,
cette capacité que Dieu a mise en elles. Elles nous font comprendre que la pauvreté
accueillie devient une richesse que nous devons aider à placer au centre de
l’Eglise.
3. Quelle réponse de l’Eglise ?
La vie mystique que peuvent vivre les personnes handicapées dépend de l’aide
que l’Eglise leur apporte.
Par exemple :
discerner le besoin de paix au-delà des mots, à travers des propos incohérents
qui disent le trouble intérieur. Le Père Thomas Philippe, qui vivait de grandes
angoisses, communiquait cette paix, celle de Dieu qui passe pour Elie dans « la
brise légère ».
ou, lors d’une demande de sacrement, voir le besoin de communion, de contact
personnel, de compréhension plus que de compensation du péché qui accable.
Une « pastorale du handicap » doit d’abord s’intéresser à chaque personne
comme une personne unique, pouvant vivre une vie de saint au milieu de son
désordre et de ses angoisses. Déjà aux Etats-Unis, des formations sont organisées
pour prêtres et laïcs, pour comprendre comment les personnes handicapées sont
au coeur de la pastorale de l’Eglise.
Xavier LE PICHON, Fondateur des Amis de la Cité de Dieu
Ouvrages: - « Aux racines del’homme » Ed. Presses de la Renaissance - « La mort » Ed. Desclée de Brouwer
Chaque Jeudi à l’heure d’un Angélus, nous prions pour tous les membres des groupes Relais d’Amitié et de Prière. Ainsi, dans une prière commune nous nous soutenons tous les uns les autres.
Ecoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, Ô mon Dieu,
Sauve ton serviteur qui s’appuie sur Toi.
Après la mort de Moïse, serviteur de Yahvé, Yahvé parla à Josué, fils de Nûn, l’auxiliaire de Moïse, et lui dit (…): « Je serai avec toi comme j’ai été avec Moïse, je ne t’abandonnerai point ni ne te délaisserai. (…) Sois fort et tiens bon, car c’est toi qui vas mettre ce peuple en possession du pays que j’ai juré à ses pères de lui donner. Seulement, sois fort et tiens très bon pour veiller à agir selon toute la Loi que mon serviteur Moïse t’a prescrite. Ne t’en écarte ni à droite ni à gauche, afin de réussir dans toutes tes démarches. *Que le livre de cette Loi soit toujours sur tes lèvres : médite le jour et nuit afin de veiller à agir selon tout ce qui y est écrit. C’est alors que tu seras heureux dans tes entreprises et réussiras. Ne t'ai-je pas donné cet ordre : sois fort et tiens bon ! Sois sans crainte ni frayeur, car Yahvé ton Dieu est avec toi dans toutes tes démarches. »
« L'Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c'est un esprit qui fait de vous des fils ; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l'appelant : "Abba !" »
de la Lettre de Saint Paul aux Romains
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« Le mieux est de remettre toutes choses entre les mains du bon Dieu et d'attendre les événements dans le calme et l'abandon à sa volonté.