Parole du Père Samuel Rouvillois, prêtre de la communauté Saint Jean, à l'occasion d'une journée des Frères et Soeurs à l'Office chrétien des personnes handicapées (OCH)
Nous sommes de plus en plus nombreux à être familier de la maladie psychique. Que ce soit dans
nos familles, dans nos communautés laïques
ou religieuses, parfois dans le
monde du travail, la fragilité psychique
et mentale est très présente, même si
l’on tente encore souvent de la cacher.
Elle peut se vivre comme un poids,
comme une honte, comme une épreuve
accablante, mais aussi, selon l’intuition
prophétique de Jean Vanier, comme une
chance ou comme un chemin de lumière.
Dépassés
Comment parler de notre relation avec
ceux de nos frères et de nos soeurs qui
subissent ce handicap ?
Nous nous trouvons devant « quelque
chose » qui nous dépasse, dont on ne
comprend pas grand-chose, que nous
n’avons pas choisi, dont nous ne sommes
pas responsables et dont on ne connaît
pas la solution. Mais on espère toujours
que ce « quelque chose » change.
Au bout de quelques années, cette espérance
peut se changer en désespoir quand
on voit que rien ne bouge ou même que
cela change. Dans la famille, le handicap
met en lumière la complexité des
relations. Face à l’insoluble, personne ne
sait quoi faire. Dans certains cas, on voit
quelle aide on peut apporter, mais dans
d’autres non.
Face à cette insolubilité du handicap,
ce serait presque soulageant d’être sûr
que rien ne changera et donc qu’on ne
peut rien y faire Dans le cas du handicap
mental, le fond ne bougera pas, mais des
améliorations du fonctionnement pourront
être obtenues par un long et patient
travail.
Nous ne sommes pas les parents
En fait, on oscille en permanence entre
: « Il nous est arrivé un malheur » et
« On ne peut pas s’arrêter à ça ». Il s’agit
d’une personne humaine, c’est notre
frère, c’est notre soeur. Il ne nous a pas
déclaré la guerre. Nous sommes tous victimes
de la situation et cela n’aurait pas
de sens de s’installer dans le malheur.
On pressent qu’il y a sûrement quelque
chose à faire. Mais est-on responsable
de faire quelque chose pour que ça
bouge ?
Etre le frère ou la soeur, ce n’est pas
être les parents. Pour eux, c’est à la fois
plus compliqué et plus simple. Ils sont
clairement écrasés dans la culpabilité.
Ils se sentent terriblement responsables
du présent et de l’avenir de celui qui souffre.
Ce qui est possible, c’est de les aider
à voir qu’ils ne sont pas tout seuls à porter
la charge. Même s’ils ont une responsabilité
vis-à-vis de leur enfant, ils ne
sont pas chargés de remplacer Dieu et
les autres.
Et nous, sommes-nous ou non responsable
de notre frère, de notre soeur ?
Cette question nous travaille durement
de l’intérieur.
Une responsabilité biologique ?
En quoi est-on responsable de l’autre ?
La responsabilité biologique n’existe pas.
Pourquoi serais-je particulièrement responsable
de celui qui, en plus d’être fragile,
m’est lié selon la chair et le sang ?
Déjà, la relation fraternelle n’est pas simple
: c’est une invitation permanente,
pressante, à ce qu’il y ait quelque chose
qui nous relie l’un à l’autre. Même quand
notre frère ou notre soeur est parti au
ciel, l’invitation ne cesse pas à garder
quelque chose qui nous relie à lui.En quoi est-on responsable de l’autre ?
La responsabilité biologique n’existe pas.
Pourquoi serais-je particulièrement responsable
de celui qui, en plus d’être fragile,
m’est lié selon la chair et le sang ?
Déjà, la relation fraternelle n’est pas simple
: c’est une invitation permanente,
pressante, à ce qu’il y ait quelque chose
qui nous relie l’un à l’autre. Même quand
notre frère ou notre soeur est parti au
ciel, l’invitation ne cesse pas à garder
quelque chose qui nous relie à lui.
Distinguer la nature de ce lien est essentiel.
Nous sommes nés dans la même
famille : même chair, même sang. C’est
un fait, on n’a pas le choix. Ensuite, estce
que de ce lien naissent des obligations
? Est-ce un contrat tacite ? ou un
précepte divin ? Dieu nous a dit de nous
respecter les uns les autres, pas de se
prendre en charge à vie. Par contre, avoir
un frère ou une soeur est une invitation à
nouer avec lui un lien personnel, s’il le
veut bien et si je le veux bien.
Vivre quelque chose ensemble
Mon frère ou ma soeur handicapé n’est
pas le pauvre dont je m’occupe ou dont
je suis chargé de m’occuper. Il n’est pas
non plus la plaie dont je n’arrive pas à
me débarrasser. C’est d’abord une personne
qui m’est liée selon la chair et le
sang et par le dessein de la Providence,
et nous sommes invités tous les deux à
essayer de vivre quelque chose ensemble.
Cela dépend de lui comme de moi.
Etre frère et soeur, c’est aussi être les
enfants des mêmes parents, ce qui, là non
plus, n’est pas simple, avec les logiques
affectives compliquées dont on se réveille
parfois sur le tard. Les alliances affectives
involontaires qui se nouent dans une
famille sont déjà naturellement complexes.
Quand survient une difficulté n’affectant
qu’une des personnes de la famille,
la situation se complique encore.
Parfois les parents se déchargent sur les frères et soeurs de ce qu’ils ne peuvent
plus assumer ; ils les culpabilisent. Parfois
ils cherchent à protéger particulièrement
un des frères ou une des soeurs.
Certains en portent alors beaucoup trop,
tandis que d’autres se défilent. Ce qui ne
simplifie pas les choses : on compte, on
calcule : « Toi, tu ne fais rien, moi, je
n’en peux plus ».
Quelles sont les capacités objectives de chacun ?
On en veut à l’autre. Comment évaluer
les capacités psychiques objectives de
chacun pour porter cette situation ? On
dit « il est planqué », mais peut-être ne
peut il pas ? Ou bien ne veut-il pas sciemment
pour de tout autres raisons ? Avant
de se connaître spirituellement entre frères
et soeurs dans ces difficultés, encore
faut-il pouvoir se faire confiance les uns
aux autres. Les parents s’engagent. Mais
ma vie doit-elle être durablement modifiée
? Est-ce que c’est à vie que je dois
« le » porter ? J’ai le droit de faire ma
vie. De plus, on a le sentiment que ce
sont les parents qui ont la grâce pour
porter et venir en aide. C’est leur enfant,
nous n’y sommes pas pour grand-chose.
Ai-je, moi, la grâce de le porter ? Nous
aimerions bien, mais aussi que ce ne soit
pas trop lourd.
Et le regard des autres sur lui ! On finit
par ne plus le supporter, on se révolte.
Même si nous ne sommes pas
personnellement porteur du handicap,
nous en sommes très particulièrement
affectés.
Demander la lumière
Alors, que faire avec « lui » ou
« elle » ? Que faire du problème que j’ai
moi-même dans cette histoire ? Dans
cette mêlée confuse, à l’intérieur de nous
et de la famille, nous avons besoin de
lumière, d’y voir plus clair. Parce qu’on
est pris dans une mélasse affective où se
mélangent nos bons sentiments, notre
coeur compatissant, notre rage, notre révolte.
On ne peut pas s’en sortir, on a besoin que la lumière descende et cela
peut prendre des années. La lumière vient
quand on commence à la demander. Elle
vient par la prière, par l’aide d’amis qui
comprennent, par une aide thérapeutique,
de mille manières diverses. C’est la
première grande découverte : on peut
mettre de la lumière là-dedans.
La première chose à faire est de tenter
de ne pas laisser le drame envahir tout.
C’est un vrai drame que vit la famille : on
s’accuse soi-même, on s’accuse mutuellement,
on s’en prend au Seigneur qui
nous abandonne. Il faut essayer d’arriver
progressivement à nommer les
choses, à voir que le mal ne prend pas
tout, à ne pas identifier la personne
avec son handicap. Savoir réellement
ce qui se passe. Mon frère, ma soeur, a
un fardeau lourd à porter, mais il est
quelqu’un d’autre que ce fardeau, ce
fardeau ne s’identifie pas à lui. Luimême
peut le porter bien ou mal, ou
il peut vouloir que les autres le portent
pour lui ou avec lui.
Et surtout, mon frère, ma soeur, est
quelqu’un, quelqu’un d’autre que moi.
Il n’est pas une pauvre victime, il est
d’abord une personne humaine. Par
gentillesse, par compassion, je n’ai pas
à dégrader la personne de l’autre. Cela
peut l’arranger d’être le pauvre petit
à enfermer dans sa pathologie ou dans
sa non croissance spirituelle. En fait,
il peut acquérir une certaine autonomie
intérieure qui dépend considérablement
du regard de l’autre. C’est déjà
vrai pour nous, mais encore plus pour
la personne handicapée.
Déconnecter, défusionner
Ma vie n’est pas collée, fusionnée à la
sienne ; son problème n’est pas connecté
au mien. Il faut se débrancher. Ce n’est
pas facile. Au premier de la famille qui se
débranche on dit : « Tu nous quittes, c’est
pas bien, retour à la tribu , refusionne
avec nous. Comme çà, au moins, on sera
malheureux ensemble. Ne commence pas
à vouloir être heureux tout seul. »
Or Dieu nous a créé pour être heureux.
On ne va pas attendre que les autres le
soient pour être heureux soi-même. On
n’arrivera pas à aider les autres à être
heureux si on ne l’est pas soi-même. C’est
difficile parce qu’on se dit : « Mais non,
je n’ai pas le droit ». Et l’on met du temps
à se donner le droit d’être soi et de choisir
le chemin qui est bon pour soi. Que ce
chemin passe par l’aide apportée à notre
frère ou à notre soeur ou non, il est d’abord
mon chemin à moi. Et il commence à un
moment donné par une certaine séparation intérieure, à quelque âge que ce soit.
Parce que je ne rends pas service à l’autre
d’être malheureux de son malheur. Il faut
que je sois posé à l’intérieur de moimême,
avec mes vraies richesses, pour
pouvoir aller l’aider. Souffrir de ce que
l’autre vit ne me donne aucune lumière
pour l’aider. Compatir, c’est rejoindre la
souffrance personnelle de l’autre, ce n’est
pas souffrir psychologiquement avec lui.
Comme dans un couple, l’amour ce n’est
pas la fusion.
Accepter d'être heureux
J’accueille toute la richesse que Dieu
me donne à vivre pour pouvoir la donner
à l’autre. Il faut prendre le temps d’être
nous-même et d’être sur un chemin qui
nous rende heureux pour pouvoir donner.
Et il faut accepter que les autres nous en
veuillent.
Mais cela permet de mieux découvrir
ce qu’est un amour personnel, réciproque.
Un lien personnel est plus profond
qu’un lien affectif. Est-ce que l’on se choisit
l’un l’autre ? Est-ce que je le choisis
et est-ce qu’il me choisit du coeur des
pauvretés qui sont les nôtres ? Il faut apprendre
cette coopération spirituelle entre
frère et soeur. Y a-t-il une vraie alliance
? En tant que chrétien, on y est
toujours invité. Mais il faut que je m’en
sente capable et que ce soit réciproque.
Capable de vivre cette amitié sans que
ce que vit l’autre me détruise.
Coeur à coeur
Au-delà des mots, c’est une alliance
du coeur. C’est plus simple quand on peut
se le dire, s’appuyer dessus. Souvent c’est
très difficile. Il ne faut pas se laisser arrêter
comme s’il y avait des murs. La communication
peut être parfois diminuée
mais elle est possible. Même s’il peut falloir
des années pour entrer en communication
profonde avec l’autre, passer sous
les murs pour cette rencontre de coeur à
coeur, même si elle est fragile, même s’il
faut se rechoisir régulièrement : voilà la
grande lumière. Et on a besoin du témoignage
de ceux qui sont allés plus loin
que nous, de ceux qui ont creusé le souterrain
plus profond sous les murs.
On a besoin d'aide
Surtout au début, on ne sait pas se
protéger tout seul des souffrances qui
nous viennent de la famille. On sait s’opposer,
se révolter, mais on ne sait pas
trouver le juste milieu. La même souffrance
peut désintégrer l’un des enfants
et moins l’autre. Il faut dépasser ces inégalités
pour construire des alliances
d’amour. J’ai besoin qu’on m’aide. J’ai le
droit de dire que je n’y arrive pas et que
je ne sais pas comment m’en sortir. J’ai
le droit de me laisser aider. De me laisser
moi-même porter. C’est d’autant moins
facile que je me considère comme le bien
portant. On est peut-être moins visiblement
fragilisé mais on peut l’être aussi
plus profondément. Accepter de reconnaître
combien nous sommes fragilisés.
Nous avons besoin d’une aide amicale,
fraternelle, thérapeutique, spirituelle. Le
mythe collectif actuel : « Il faut savoir
s’assumer seul avec sa souffrance », est
un mensonge. Alors que nous sommes fait
pour nous aider, pour nous soutenir les
uns les autres. Découvrir, avoir le courage
de demander et d’accepter de l’aide,
prend du temps. Se laisser aider sur le
plan spirituel mais aussi sur le plan thérapeutique.
La thérapeutique n’est pas réservée
à ceux qui présentent des troubles
graves. Nous sommes tous fragiles.
Il y a un moment où le degré de fragilisation
est tel qu’il faut recourir à ceux qui
ont une compétence technique sur le
fonctionnement affectif ou physique.
Etre simple
« Oui, j’ai besoin d’un accompagnement
spirituel parce que j’ai en moi une
révolte monumentale vis-à-vis du Seigneur.
Je demande des comptes à Dieu
comme Job et j’ai besoin d’avoir en face quelqu’un qui puisse m’écouter. Oui, j’ai
besoin d’une aide psychologique devant
la mélasse affective dans laquelle je me
trouve ».
Dépendre les uns des autres -ce dont
on a très peur- accepter, choisir de dépendre
des autres et nous-même de les
aider, permet de répartir la charge. Il y a
beaucoup de choses que l’on n’a pas la
grâce de porter seul, ni de porter en famille,
mais on découvre ceux et celles
qui peuvent nous aider et ceux et celles
qu’on peut aider. Car une des meilleures
manières d’être aidé, c’est parfois d’aider
les autres mais pas forcément mon frère
ou ma soeur parce que je le fais mal, objectivement.
Avec d’autres personnes,
cette relation d’aide me fait grandir. On
apprend à donner sans fusionner, sans
prendre le problème de l’autre sur soi, à
donner en s’engageant vraiment tout en
se protégeant légitimement. Cela nous
décentre de cette espèce de vis-à-vis
permanent avec notre frère ou notre soeur,
avec notre famille.
Rechoisir sa famille
autrement
La présence de la personne handicapée
décompose la famille et l’oblige à se
recomposer autrement, à se rechoisir les
uns les autres autrement, non plus seulement
naturellement. La famille n’a de
sens que si ses membres se choisissent,
s’ils ne se contentent pas d’hériter de frères,
de soeurs, de parents. Elle a besoin
d’autre chose que de trouver simplement
un équilibre. Il lui faut revivre sur une
autre base, se choisir, se pardonner, apprendre
à se connaître. Prendre conscience
que mon frère, ma soeur est un
étranger pour moi, que nous n’avons jamais
pris le temps de ,nous rencontrer,
de discuter. Il n’y a jamais eu ce passage
au-delà de la nature par un choix personnel
qui seul va construire un vrai réseau
de solidarité et de compassion, sur une
base de coopération volontaire, d’alliances
personnelles. Petit à petit, découvrir
comment seuls les liens personnels nous
sauvent de la catastrophe des logiques
naturelles.
Besoin d’espérance
Alors que le monde dans lequel on vit
désespère globalement de plus en plus,
qu’il veut éradiquer toute fragilité – plus
un monde se veut heureux en supprimant
tout ce qui est fragile, et plus il désespère
– la seule chose qui rend l’espérance
à une communauté, quelle qu’elle soit, c’est de prendre en charge avec intelligence
et amour la fragilité. Ce qui donne
l’espérance c’est l’intelligence amoureuse,
l’amour lumineux avec lequel on essaye
de se construire autour de la fragilité.
Dans une famille, une communauté, une
paroisse, une association, une entreprise,
quand la fragilité est accueillie comme
ce qui va nous obliger tous à bouger, cela
change tout. Ce n’est pas le Paradis mais,
au moins, ce n’est plus l’Enfer. Si l’on veut
faire du parfait, éradiquer toute fragilité,
il vaut mieux supprimer l’humain, puisqu’il
est congénitalement fragile.
Au moment où le monde se désespère
parce qu’il veut se construire sans la fragilité,
le fait que nous n’ayons pas le choix
– parce qu’elle est au beau milieu de notre
vie – est un chemin qui va nous apprendre
à espérer. C’est le regard du coeur
Des réseaux
Ce travail n’est possible que si l’on peut
s’appuyer sur des réseaux, des communautés,
des lieux de vie, des amis, des
alliances fraternelles. Ils aident à ce que,
désespérés, écrasés que l’on était, on
puisse devenir, très pauvrement, instrument
de lumière, y compris pour notre
soeur ou notre frère.
A nous de mettre au point les anticorps.
Nous en avons la grâce, nous qui
sommes en première ligne, la grâce
d’avancer prophétiquement. Ce que nous
vivons, nous ne le vivons pas que pour
nous. Cela a un sens fondamental pour le
monde dans lequel nous vivons : essayer
pauvrement, aussi lamentable que l’on
soit, de se laisser aider et d’avancer dans
ce mystère et dans ce ministère de compassion,
aidés les uns par les autres. C’est
le plus grand combat d’aujourd’hui.
Le mystère de l'Evangile
C’est aussi le mystère de l’Evangile :
le plus fragile des fragiles, c’est le Seigneur
Jésus. Une fragilité insupportable
: Jésus sur la Croix. « Scandale pour
les juifs, folie pour les païens ». Cela a
un sens. La fragilité est ce que Dieu a
fait de génial en nous. S’il a permis que
l’homme soit fragile, c’est pour que nous
ayons besoin les uns des autres.
Même si affectivement on n’arrive pas
à se réjouir, il faut savoir que le Seigneur
est engagé dans ce que nous vivons, totalement
présent, y compris dans ce qui
est apparemment si pauvre, parce que
c’est essentiel humainement et pour le
mystère de l’Evangile.
Le Père Samuel a bien voulu
ouvrir notre journée par cet exposé.
Il a lui-même un frère malade
mental que sa famille accompagne
depuis plusieurs années dans
les difficultés et l’épreuve. La communauté
Saint Jean a des liens
très profonds avec Jean VANIER
et Marie - Hélène MATHIEU, comme
avec toutes les familles spirituelles
nées dans les années 1970
de la présence de l’Esprit Saint à
l’oeuvre dans le Renouveau de
l’Eglise. Leur attention commune
se tourne vers les pauvretés du
coeur, de l’intelligence et du corps.
Chaque Jeudi à l’heure d’un Angélus, nous prions pour tous les membres des groupes Relais d’Amitié et de Prière. Ainsi, dans une prière commune nous nous soutenons tous les uns les autres.
Ecoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, Ô mon Dieu,
Sauve ton serviteur qui s’appuie sur Toi.
Après la mort de Moïse, serviteur de Yahvé, Yahvé parla à Josué, fils de Nûn, l’auxiliaire de Moïse, et lui dit (…): « Je serai avec toi comme j’ai été avec Moïse, je ne t’abandonnerai point ni ne te délaisserai. (…) Sois fort et tiens bon, car c’est toi qui vas mettre ce peuple en possession du pays que j’ai juré à ses pères de lui donner. Seulement, sois fort et tiens très bon pour veiller à agir selon toute la Loi que mon serviteur Moïse t’a prescrite. Ne t’en écarte ni à droite ni à gauche, afin de réussir dans toutes tes démarches. *Que le livre de cette Loi soit toujours sur tes lèvres : médite le jour et nuit afin de veiller à agir selon tout ce qui y est écrit. C’est alors que tu seras heureux dans tes entreprises et réussiras. Ne t'ai-je pas donné cet ordre : sois fort et tiens bon ! Sois sans crainte ni frayeur, car Yahvé ton Dieu est avec toi dans toutes tes démarches. »
« Je suis venu pour que les hommes aient la vie, et qu'ils l'aient en abondance »
Jn 10,10
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« Voyez-vous, en ce monde, c'est comme cela, il faut porter sa croix d'une manière ou de l'autre.
Il vaut mieux prendre patiemment ce qui nous advient, il y a toujours la joie à coté de la peine. »