Extraits de la conférence du Docteur Bernard Dubois, lors de la journée nationale de novembre 2002
La maladie mentale est un mystère.
Ce drame psychologique, relationnel,
familial, cette défiguration si
éprouvante pour la personne et pour son
entourage, derrière une réalité douloureusement
visible, cache un mystère de
lumière, une participation à la mort et à
la Résurrection du Christ qui transparaît
discrètement derrière la maladie.
Les maladies psychiques sont une terrible
agression parce qu’elles touchent
ce qu’il y a de plus noble en l’homme :
son visage humain, sa parole, sa raison
(mens), son affectivité, sa volonté, son
comportement.
Mais en même temps elles nous entraînent
dans un mystère spirituel qui
nous transporte au coeur de l’Evangile,
au coeur d’une réalité crue, certes, parfois
cruelle, au coeur de la vérité de nos
limites et du combat intérieur contre
toute forme de violence, de haine, de
destruction, d’exclusion, au coeur aussi
d’une union très intime au Christ dans sa
Passion et sa défiguration[…]
Quel regard posons-nous
sur les personnes malades
dans leur psychisme ?
Quel est ce mystère qui fait que certains
d’entre nous traversent un chemin
de détresse, une pauvreté, une
défiguration, une déstructuration même
qui semble au quotidien n’avoir pas de
sens? A moi, qui suis parent, conjoint,
frère ou soeur, ami de ces personnes frappées
par la maladie mentale, est posée la
vraie question du sens et de la valeur
même d’une telle vie, d’une telle épreuve.
Quelle place sociale, professionnelle, familiale
peuvent-elles tenir? Peut-être
aussi quelle descendance? Pensons-nous
que l’être humain perd son humanité quand il perd sa raison, sa volonté,
quand il est submergé par des émotions
contradictoires d’amour et de haine,
quand il semble ne plus pouvoir entrer
en relation, quand il se détruit lui-même
sans que rien ne semble apaiser ses angoisses?
Le chant d’Isaïe 53,2 se fait
alors si actuel : « Comme un surgeon, il
a grandi devant nous, comme une racine
en terre aride. Sans beauté ni éclat
et sans aimable apparence, objet de
mépris et rebut de l’humanité. L’homme
de douleur et connu de la souffrance,
comme ceux devant qui on se voile la
face, il était méprisé et déconsidéré...
Qui se préoccupe de sa cause ? »
Sa dignité
Ce que cette personne a fait de sa
vie ou n’a pas pu faire de sa vie, ne lui
confère pas sa dignité. Ce n’est pas non
plus moi qui la lui donne ou la lui retire.
La dignité de notre enfant malade mental,
de notre frère, de notre soeur ne se
défait pas avec la maladie. Elle est intrinsèque
à elle-même, sa dignité est don
souverain et inaliénable, don de Dieu :
c’est l’image divine qui est déposée en
chaque homme quel qu’il soit, quoi qu’il
vive.
La souffrance est là, il est vrai, réelle
et angoissante. Mais au-delà de ce que
nos yeux peuvent percevoir, au-delà de
ce que notre intelligence peut comprendre,
il y a en elle cette fine pointe de
l’âme, ce lieu secret où l’Esprit de Dieu demeure. Toute personne humaine, bien
que défigurée aux yeux des hommes,
reste irréductiblement pour Dieu son
enfant bien-aimé, comme l’affirme Saint
Paul : « Ne savez-vous pas que vous êtes
un Temple de Dieu, et que l’Esprit de
Dieu habite en vous ? Ce Temple est sacré
et ce Temple, c’est vous » (1 Co 3,16).
Cela heurte parfois notre sagesse parce
que ce Temple est défiguré. Mais, pourtant,
quel mystère ineffable se cache
derrière ! Mystère de communion très
intime à la défiguration même du Christ,
à la défiguration même de Dieu.[…]
Une personne que l’Eglise commence
à montrer comme exemplaire, c’est le
père de la petite Thérèse, Louis Martin.
Il était atteint d’une maladie mentale à
la suite d’une artériosclérose vasculaire.
Et en 1888, au moment des premiers
accès de sa maladie, il a écrit à son beaufrère
que, pour la première fois, avec
cette maladie, il allait connaître l’humiliation,
qu’il l’acceptait de tout son coeur
et qu’il offrait toute sa vie au Seigneur.[…]
Son «oui»
Beaucoup de personnes défigurées
par la maladie psychique vivent un
« oui » discret qui est pure offrande. Non
pas un oui au mal de la maladie mais un
oui à l’amour dans la maladie. On ose si
peu parler de ce mystère, pourtant il est
si fréquent ! Il ne se fait pas remarquer,
il est voilé, parfois même masqué derrière
des sentiments de révolte, d’angoisse,
derrière des troubles du comportement
ou enfoui dans un impénétrable
silence. Seule la foi peut nous aider à
lever le voile, à voir dans l’invisible. […]
« Souvent, sans le savoir, - écrit la
petite Thérèse – les grâces et les lumières
que nous recevons sont dues à une
personne cachée car le Seigneur veut que les saints se communiquent les uns aux
autres la grâce afin qu’au ciel, ils s’aiment
d’un grand amour. » Nous sommes là
dans la merveille de la communion des
saints. « Combien de fois, continue-telle,
ai-je pensé que je pouvais devoir
toutes les grâces que j’ai reçues aux prières
et aux souffrances d’une âme que je
ne connaîtrai qu’au ciel. »… Quelle fécondité
est promise à nos enfants, à nos
parents, à nos proches, à nos amis qui
sont brisés par la maladie psychique ?
Que d’amis nous découvrirons au ciel !
Son amour
C’est l’acceptation des personnes qui
traversent cette terrible épreuve dans
l’invisible jusqu’à l’offrande, c’est leur
prière, c’est leur amour, qui porte le
monde, qui sauve le monde. Le mal qu’est
la maladie psychique est vaincu dans le
Christ par cet acte d’amour qui consiste
à se donner, qui consiste à faire de
l’épreuve du mal, le moyen du plus grand
amour, du don de soi.[…]
La guérison psychologique et la guérison spirituelle
Qu’est ce que la guérison ? Il est
capital de faire la différence entre la santé
et la guérison. J’oserais dire que le but
de notre vie, ce n’est pas d’être en bonne
santé, c’est de « mourir guéri » !
Santé et guérison
Etre en bonne santé nécessite l’absence
de symptômes pénibles... Mais il
en est autrement de la guérison dans
une perspective chrétienne. La guérison
n’est pas un perfectionnisme de
fonctionnement. Le Christ l’a dit très
clairement : "Il vaut mieux être borgne
et manchot dans le Royaume des Cieux
plutôt que de rester en dehors du
Royaume avec tous ses membres. » J’ai
donc toute une vie pour me laisser guérir
de l’impatience, de l’infidélité et de
l’inconstance, pour me laisser guérir de
l’agressivité et de la violence qui détruisent,
de la désespérance ou de la volonté
de toute-puissance. J’ai ma vie
entière pour accueillir ma vulnérabilité,
pour apprendre à faire confiance, pour
apprendre à m’appuyer sur les autres,
pour apprendre à pardonner, pour vivre
dans la solidarité et l’espérance, pour
apprendre à aimer et me donner. Saint Paul dit : "L’homme extérieur s’en va à
la ruine tandis que l’homme intérieur se
fortifie". Ainsi, il est tout à fait possible
d’être éprouvé par la maladie mentale
tout en parcourant un authentique chemin
de sainteté.
La sainteté
Pour la petite Thérèse, la sainteté n’est
pas la perfection. Elle dit : « C’est reconnaître
son néant et s’abandonner avec
confiance comme un tout petit enfant
dans les bras d’un Père dont il se sait
aimé. » Reconnaître son néant, son incapacité.
Certes la personne malade mentale
ne verra peut-être jamais les fruits
de ses efforts. Pourtant, ils sont nombreux
ceux qui continuent à vouloir s’en
sortir, qui souffrent de ne pas pouvoir
s’en sortir, et qui continuent à croire,
qui continuent à espérer, qui continuent
à faire confiance en donnant le meilleur
d’eux-mêmes dans les toutes petites
choses qui sont à leur portée… « Ce
qui est nécessaire, dit-elle encore, ce n’est
pas de pratiquer des vertus héroïques,
mais d’acquérir l’humilité ». Voilà la
véritable guérison. Rencontrer, communier
au coeur doux et humble du Christ
qui, seul, peut porter notre fardeau et
nous soulager, nous consoler, nous fortifier.
La réponse du Christ à la demande
de Saint Paul, qui demande par trois fois
d’être guéri d’une maladie qui gêne son
ministère, est :" Ma grâce te suffit" (2
CO 2,9).
Dieu, sans idée du mal
Saint Thomas dit : « Dieu est sans
idée du mal.» C’est-à-dire qu’Il n’est jamais
dans la mort, qu’Il n’est jamais dans
le mal, qu’il n’est jamais dans tout ce
qui fait mal. Il n’en est jamais la cause.
Il est dans tout ce qui combat le mal,
sous toutes ses formes, il est dans l’immense
chaîne d’amitié et de soutien
qui nous entoure quand nous sommes
dans l’épreuve. Il est dans les initiatives
qui favorisent la rencontre, le dialogue,
le partage comme ce que vous vivez à
Relais. On reconnaît la grâce de Dieu, on
reconnaît Dieu quand de l’épreuve jaillit
plus de vie, plus d’amour, plus de patience,
plus de confiance, plus de solidarité,
plus de partage […]
Dieu console
Quand le mal s’acharne, il n’y a que
deux solutions : soit s’effondrer, désespérer,
s’isoler, se révolter. Ou, au contraire,
redoubler d’amour, de confiance,
se soutenir les uns les autres, expérimenter
contre vents et marées que Dieu
est Père, qu’il délivre, qu’il console celui
qui se confie en lui. Dieu est du côté
de celui qui crie vers lui, de celui qui est
faible et sans forces et qui compte sur
Lui. Alors le mal peut être vaincu parce
que, au lieu de produire le mal – et nous
savons trop bien que c’est ainsi que ça
fonctionne, le mal produit le mal - cette
fois le mal suscite l’amour, provoque le
pardon, augmente la patience, fait grandir
la confiance en Dieu et dans les autres,
fait grandir l’espérance et même une joie
sereine malgré la souffrance, une paix
inexprimable malgré l’angoisse et la fatigue.
La croissance
Vous savez bien qu’il est possible de
vivre une croissance spirituelle alors que
les apparences semblent montrer l’inverse.
Certes la croissance spirituelle s’inscrit
dans une croissance physique et dans une
croissance psychologique. Certes, il y a
un lien entre les deux, la croissance psychologique
est nécessaire pour que s’entame
une croissance spirituelle… Une
maladie psychique n’est pas un frein à
une authentique sainteté. On peut être
défiguré par la maladie mentale et atteindre
la pleine stature du Christ.
Inversement, on peut être très équilibré
psychiquement et être encore à l’état de
bébé spirituel.
Le discernement
Dans certaines situations qui demandent
un discernement précis, à la maladie
mentale se surajoute un trouble d’origine
spirituelle. C’est une réalité que l’on
rencontre, mais elle demande d’être traitée
par des mains compétentes, le plus
souvent en équipe comportant un psychiatre
et un prêtre…La prudence est
de mise autant dans le discernement à
poser que dans la mise en forme de la
délivrance, parce qu’il n’est pas toujours
aisé, pour un psychiatre ou pour un prêtre,
de discerner ce qui relève du
psychopathologique et ce qui relève du trouble spirituel, d’autant que les deux
peuvent être associés. C’est pour cela que
ce discernement relève de personnes compétentes
en équipe.
Comment collaborer à cette guérison ?
Quelques petits conseils
Je vous donnerai quelques petits conseils
glanés au gré de l’expérience. La
maladie mentale d’un des nôtres le change
si brutalement qu’il est difficile pour les
parents de reconnaître la même personne.
Il est nécessaire de parcourir tout un
chemin .
D’abord, pour intégrer que c’est une
maladie, une maladie du psychisme,
c’est-à-dire une déchirure du tissu de
l’âme au même titre qu’une maladie physique
est une lésion d’un tissu du corps.
Si c’est une maladie de l’âme, ce n’est
pas une maladie de l’être, ce n’est pas
une maladie de la personne dans son identité
personnelle et unique. La défiguration
semble le dire mais la réalité est tout
autre. Une maladie se soigne.
Deuxièmement, au fur et à mesure
que nous intégrons que c’est une maladie
du psychisme, nous allons entrer progressivement
dans une démarche de foi
qui, seule, donne sens à l’épreuve du mal.
Un lieu de parole
Pour cela, nous avons besoin d’un
lieu de parole, nous avons besoin de
parler, de dialoguer, de rencontrer, de
partager avec d’autres qui vivent la même
souffrance. Et nous allons apprendre au
quotidien à poser des actes, des actes
très simples, dans la fidélité du quotidien.
Ce sont de petits gestes, fidèles et
simples, pleins d’amour, qui peuvent soutenir
et aider nos proches. Mais nous savons
que ce n’est pas facile : nous savons
que la maladie mentale est une des
épreuves les plus impitoyables de la vie.
Amour et vérité
Ce qui est sûr c’est que cette maladie
mentale qui frappe nos proches nous
pousse à aimer davantage dans une expérience
de vérité qui dévoile les profondeurs
de mon être. Je suis confronté
à ma propre souffrance, à ma difficulté à
aimer dans la durée, dans la fidélité, à
accompagner mon proche défiguré en
descendant avec lui affronter mes propres
peurs.
C’est là que nous expérimentons nos limites dans l’amour, nos limites dans
l’espérance et cela est angoissant. Nos
propres forces, nos seuls espoirs ne suffisent
plus. Il nous faut nous appuyer
les uns sur les autres, il nous faut l’espérance
d’un autre, d’un Autre qui nous
révèle chaque jour, de l’intérieur, ce qui
heurte notre intelligence : nous ne sommes
plus dans les critères d’efficacité,
nous sommes dans une fécondité qui
n’est plus celle de l’homme mais celle de
Dieu.
Nous avons en quelque sorte un univers
intérieur de peurs à traverser
car nous avons, tous, peur de la perte
d’autonomie, peur de la souffrance, peur
de la défiguration, de la déchéance. Nous
avons tous peur de nos limites. Nous
avons peur de nous trouver confrontés
soudainement à ce que nous sommes en
vérité et non à ce que nous pensons que
nous sommes, de dévoiler notre agressivité,
notre violence, notre culpabilité,
d’être confrontés à la réalité qui pulvérise
nos rêves vis-à-vis de nos enfants,
de notre conjoint, de notre famille, de
notre propre chair.
Dans ce monde qui prône une
forme de beauté, d’intelligence, de liberté
qui est parfois opposée au témoignage
chrétien, nous sommes en quelque
sorte confrontés à un radicalisme
intérieur qui nous pousse à une foi pure,
à une espérance nue, à une charité toujours
plus profonde qui nous pousse en
un mot à nous laisser saisir par Dieu. Là
où l’Esprit Saint en quelque sorte fait
craquer nos limites humaines pour nous
mener dans la manière divine d’aimer.
Fiat
Quand notre enfant, notre conjoint,
notre frère, notre soeur ne peut pas encore
vivre l’offrande dont je parlais tout
à l’heure dans la communion des saints,
nous, nous sommes invités à le vivre, à
mettre nos pas dans ceux du Christ, à
descendre avec Lui dans cette peur, dans
cette vérité qui nous habite, cette agressivité,
cette culpabilité, ces limites, à
tout Lui déposer, à tout Lui donner et à
Le laisser agir en nous. Si nos proches ne
réussissent pas à prononcer le « fiat »,
nous, nous sommes invités à le prononcer
au quotidien avec eux, pour eux, avec
le Seigneur.
Il est indispensable de durer pour
rester à côté de ceux que nous aimons,
nous avons besoin de durer. Il est donc
indispensable de prendre du temps pour
soi, pour se détendre, pour se donner le
droit de vivre, pour se donner le droit de se faire plaisir, pour se donner le droit
d’entrer en relation plutôt que de s’isoler,
de reconnaître tout ce qui nous
est donné au quotidien de petit qui
mis ensemble finalement devient important.
Accueillir ce que chacun peut nous donner
Un petit album pour enfants l’illustre
magnifiquement : Il s’agit d’une petite
souris qui, blessée par une buse, a
été jetée dans un champ. Elle demande
de l’aide, elle appelle au secours. Elle
aurait bien aimé avoir le secours qu’elle
demandait. Et voilà ce qu’elle reçoit : un
lapin sort de son terrier, mais il lui dit
qu’il ne peut pas l’aider parce qu’il est
trop occupé. Néanmoins, il l’emmène voir
la chouette en lui disant : la chouette te
soignera. Elle arrive donc chez la chouette
qui n’écoute pas la souris douloureuse
et gémissante, mais qui panse sa blessure
et l’envoie au hérisson son ami. Le
hérisson est trop piquant pour permettre
à la souris de se reposer chez lui. Cependant,
il l’envoie au chêne. Ce bel arbre
qui accueille sur ses branches les écureuils,
les oiseaux et autres animaux, lui
dit : « je ne peux pas t’accueillir dans
mon feuillage mais tu peux te coucher
entre mes racines et dormir pour refaire
tes forces« . Et l’histoire continue jusqu‘
à guérison complète. Ainsi, grâce au
petit peu que chacun a donné, la petite
souris finit par retrouver la santé.
Jamais plus que maintenant je n’ai
constaté comme est vraie cette histoire.
Si nous attendons tout d’une personne,
nous serons déçus, si nous attendons
certaines choses d’une personne, nous
serons déçus mais si nous accueillons ce
qu’elle peut nous donner, et si nous accueillons
le petit peu que chacun peut
me donner alors nous aurons tout ce dont
nous avons besoin au quotidien.
La maladie mentale lance un terrible
défi à l’homme aujourd’hui. Mgr Danneels
écrit : « Le monde n’a pas besoin d’une
Eglise forte, puissante, qui passe par les
médias. L’Eglise a besoin de témoins, de
témoins du Christ Crucifié ». (Cf. 1 Co 1,
23) Le monde a soif de témoins du seul
bonheur qui soit : le Christ mort et ressuscité.
Le Docteur Bernard DUBOIS est membre du Château Saint-Luc, centre thérapeutique
Chaque Jeudi à l’heure d’un Angélus, nous prions pour tous les membres des groupes Relais d’Amitié et de Prière. Ainsi, dans une prière commune nous nous soutenons tous les uns les autres.
Ecoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, Ô mon Dieu,
Sauve ton serviteur qui s’appuie sur Toi.
Après la mort de Moïse, serviteur de Yahvé, Yahvé parla à Josué, fils de Nûn, l’auxiliaire de Moïse, et lui dit (…): « Je serai avec toi comme j’ai été avec Moïse, je ne t’abandonnerai point ni ne te délaisserai. (…) Sois fort et tiens bon, car c’est toi qui vas mettre ce peuple en possession du pays que j’ai juré à ses pères de lui donner. Seulement, sois fort et tiens très bon pour veiller à agir selon toute la Loi que mon serviteur Moïse t’a prescrite. Ne t’en écarte ni à droite ni à gauche, afin de réussir dans toutes tes démarches. *Que le livre de cette Loi soit toujours sur tes lèvres : médite le jour et nuit afin de veiller à agir selon tout ce qui y est écrit. C’est alors que tu seras heureux dans tes entreprises et réussiras. Ne t'ai-je pas donné cet ordre : sois fort et tiens bon ! Sois sans crainte ni frayeur, car Yahvé ton Dieu est avec toi dans toutes tes démarches. »
« L'Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c'est un esprit qui fait de vous des fils ; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l'appelant : "Abba !" »
de la Lettre de Saint Paul aux Romains
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