Méditations du conseiller spirituel du groupe de Rennes
Chaque croyant peut entendre ces sept paroles, en fonction de ce qu'il vit, comme des paroles qu'il reprendra à son compte, ou bien qui s'adressent à lui, comme une exhortation.
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? Mc 15, 34
Ce cri, cet « où es-tu, Dieu ?», c'est celui des malades en premier, quand l'injustice semble les frapper, quand la vie leur devient difficile, quand la maladie prend toute la place, trouble la relation aux autres et obscurcit les moindres joies du quotidien... C'est aussi notre cri, parfois, cri d'impuissance et de foi, quand cette maladie rend difficile la vie familiale et que nous sentons que nous avons besoin de puiser dans un Amour qui dépasse nos propres forces pour les aimer et leur dire notre amour, sans cesse.
Écrit par Mgr Jean-Charles Thomas, Conseiller spirituel national de Relais d’amitié et de prière
À certaines heures, la relation avec une personne psychiquement malade ébranle la
patience des personnes les plus courageuses. Elles se trouvent alors affrontées à de
redoutables questions : « Est-ce que j’aime encore ? Mais ai-je le droit de trouver bien ce
qui ne l’est pas ? Où puiser la force de supporter l’insupportable ? »
Écrit par le Dr Jean-Louis Bavoux, ancien président de Relais
« Vraiment la vie de l’homme sur la terre est une corvée » (Job 7 , 1 )
Tous, un jour ou l’autre, ou peut-être en ce moment, nous avons eu
cette phrase au bord de lèvres. Cette parole de Job nous rejoint dans
notre humanité, dans notre vie. Est-ce que Dieu se plaît à nous faire
souffrir? A s’amuser avec ses créatures? Pourquoi la souffrance?
Qui est Dieu?
Même si dans notre texte de l’évangile, l’auteur ne place
aucune parole dans la bouche de la mère de Jésus,
j’entends avec force ce qu’elle exprime.Comment ne pas entendre la souffrance de cette mère
qui assiste au supplice et à l’agonie de son fils ?
Notes extraites d’un carnet de réflexions personnelles du fils (décédé en 2006) d’une adhérente de Relais.
« Le souvenir me revient de cette
parole venant de l’orthodoxie, qu’un ami
m’a transmise : Lorsque quelqu’un
tombe tout en bas de la pente, nous,
occidentaux, lui disons « eh bien tu
n’as plus qu’à remonter ! »...
Chaque Jeudi à l’heure d’un Angélus, nous prions pour tous les membres des groupes Relais d’Amitié et de Prière. Ainsi, dans une prière commune nous nous soutenons tous les uns les autres.
Ecoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, Ô mon Dieu,
Sauve ton serviteur qui s’appuie sur Toi.