Par Jeanne Jenouvrier lors de la rencontre nationale, le23 janvier 2010
Dieu ne donne pas quelque chose, il nous donne quelqu’un.
Ecouter le témoignage :
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Depuis l’adolescence, ma sœur Marie-Thérèse était dans la fragilité de la maladie psychique qui l’a amenée à interrompre ses études. Pendant trois décennies elle a vécu avec notre mère qui a assumé ses troubles avec beaucoup de patience, de dévouement et d’amour malgré des épisodes très aigus. J’avais conscience des difficultés, mais la distance géographique faisait que je les vivais seulement quelques semaines par an.
Invités à donner leur témoignage, l'un de père, et l'autre de psychiatre convaincue de la nécessité du travail avec les familles, Joseph Gressin et le Docteur Dominique Soyris ont choisi, en dernière minute, d'offrir un dialogue sur leurs itinéraires entrecroisés face à la maladie et avec la personne malade. Chacun étant bien situé à sa place dans l'accompagnement, ils ont profondément touché les participants. l'écoute est découpée en 3 Morceaux d'environ 16 minutes
Écouter la première partie :
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Généraliste devenue psychiatre, le Dr Soyris accompagne des familles de malades psychiques depuis des années – notamment celle de Joseph Gressin, où la collaboration malade-famille-soignant a été et est toujours très forte. Son témoignage a porté sur la place du médecin par rapport à ces familles, le constat de leur désarroi face au développement de la maladie, les interprétations forcément divergentes de la maladie et de ce qu’il faudrait faire, les limites du pouvoir des médecins, la nécessaire collaboration, voire alliance, entre famille, malade et soignants. Et enfin sur ce que lui apportent l’approche spirituelle et la participation à un groupe Relais.
Avec le temps – mon fils a maintenant 42 ans- et à la lumière de l’expérience accumulée tout au long de ces années de sa vie d’adulte où je l’ai accompagné dans sa maladie, j’ai l’impression de mieux comprendre les raisons de comportements inexplicables à première vue.
Alors, les vacances ont été bonnes
? Redoutable question lorsque
l'un de nos enfants, confrontés aux aléas
de la maladie psychique, doit franchir
l'épreuve des mois de juillet-août.
Témoignage de Monique Astoin lors de l'une journée Relais Ile de France en mars 2005
Lorsque Pierre m'a demandé un témoignage sur le pardon, j'ai accepté
sans avoir la moindre idée de ce que
j'allais vous dire. Je suis mariée, j'ai deux
fils. L'aîné a 43 ans, il est tombé malade
à 18 ans. Voilà donc vingt-cinq ans que
mon mari et moi devons tenir.
En écho au témoignage de Florence lors de la Rencontre Nationale, Pierre, fils de membres de
Relais, nous a autorisé à publier un bref résumé d’un manuscrit autobiographique et la lettre
qu’une de ses soeurs lui adresse, après avoir lu ce manuscrit.
C’est aux mamans, cette fois-ci, que je pense. “Aux premières
amies de leurs enfants, handicapés ou non”. Il est vrai que la
maman d’un jeune adulte porteur d’un handicap psychique doit
jouer un rôle tout particulier.
Devant l'irruption de la
maladie d'une de ses filles,
une Maman réussit à
préserver l'unité de la
famille dans l'Amour, malgré
les réactions très
différentes et les
souffrances de chacun de
ses membres.
Témoignage du Dr Jean-Louis Bavoux, ancien président de Relais, à la « Journée des frères et soeurs » de mars 2002
“Qu’as-tu fait de ton frère ?" C’est ce que Dieu dit à Caïn, qui
vient de tuer Abel. Et Caïn répond “Suisje
le gardien de mon frère ?”
Comment me situer par rapport à
mon frère, à ma soeur malade ?
Mariés depuis bientôt
quarante ans, nous avons quatre enfants.
Notre deuxième fille, Martine vit
depuis sa petite enfance avec un handicap
de logique et de comportement.
Notre fils Rémi a manifesté les premiers
symptômes à quinze ans, s’est peu à peu
stabilisé ...
Le Père Stéphane Joubert, religieux à Ourscamp a été longtemps aumônier
au Centre Hospitalier Spécialisé de Clermont de l’Oise. Il est
aussi conseiller spirituel du groupe, formé autour du CHS, qui s’est rattaché
à Relais en 2001.
Deux heures du matin, le téléphone retentit dans mon sommeil
et une voix m’annonce : « Votre fille est tellement délirante
que j’appelle les pompiers ».
L’amour que nous portons à ceux qui nous sont proches est parfois mis à
l’épreuve jusqu’à ses limites extrêmes : là où nous ne savons pas si nous
saurons aller.
« Alliance thérapeutique » : j'ai souvent entendu
ces deux mots accolés et ils me plaisaient,
tout en observant que ce terme n’évoquait
rien de particulier pour mon enfant.
Issue d’une famille très croyante et
pratiquante, mariée trop jeune, une
vie de couple sans Dieu, avec un seul
enfant, qui s’est terminée une vingtaine
d’années plus tard par un échec !
Pardonnez-moi d’aborder de manière
aussi directe un sujet qui me tient
à coeur. J’éprouve le besoin de vous
parler de cette terrible maladie qui atteint
ma soeur depuis plus de 15 ans
Aujourd’hui nous méditons sur la
résurrection du fils de la veuve
de Naïm. Ce récit évangélique
éclaire un événement majeur de ma
vie, la maladie psychique de notre fils
Louis-Moana
Chaque Jeudi à l’heure d’un Angélus, nous prions pour tous les membres des groupes Relais d’Amitié et de Prière. Ainsi, dans une prière commune nous nous soutenons tous les uns les autres.
Ecoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, Ô mon Dieu,
Sauve ton serviteur qui s’appuie sur Toi.
« Mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, et mes pensées, au-dessus de vos pensées. »
du Livre d'Isaïe
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« Voyez-vous, en ce monde, c'est comme cela, il faut porter sa croix d'une manière ou de l'autre.
Il vaut mieux prendre patiemment ce qui nous advient, il y a toujours la joie à coté de la peine. »